Des officiels inspectent une rangée d’automobiles Russo-Balt en 1912, photographie d’archive

Héritage

Russo-Balt : les voitures de l’Usine de wagons russo-balte, de 1909 à 1915

Russo-Balt était la marque automobile de l’Usine de wagons russo-balte, RBVZ, à Riga. Sa première voiture, la C24/30, a été construite en 1909 sur une conception dérivée de la Fondu belge, et environ 625 voitures sont sorties de l’usine de Riga jusqu’en 1915, dont les séries C et K, des camions et une voiture de pompiers. À partir de 1912, l’usine a été fournisseur de la cour impériale, a couru à Monte-Carlo et a construit des voitures blindées. En 1915, la production a été évacuée vers l’est.

Avant DARTZ, Riga avait déjà son propre constructeur automobile. Ses voitures sont allées à la cour impériale, à Monte-Carlo et à la guerre.

1907 : une usine de wagons décide de construire des voitures

L’Usine de wagons russo-balte, RBVZ, construisait des voitures ferroviaires à Riga depuis 1869. En 1907, elle a décidé de construire des automobiles. Pour le prototype, elle est partie d’une voiture belge, la Fondu, et comme toute la correspondance se faisait en français, le nouveau département s’est appelé Division Automobile de Riga : D.A.R.

Une lettre de 1908 adressée au département automobile de l’usine russo-balte, document d’archive

L’Usine de wagons russo-balte à Riga en 1909, photographie d’archive

1909 : la première Russo-Balt

La première voiture, la C24/30, est sortie de l’usine en 1909, avec au volant l’ingénieur suisse Julien Potterat, concepteur en chef du département. Une des premières biplaces Russo-Balt avec son conducteur, photographie d’archive

Ont suivi une K12/20 plus petite, puis la C24/40 et des versions plus rapides, des camions pour l’armée et une voiture de pompiers. En 1915, environ 625 voitures avaient été construites à Riga.

Une limousine Russo-Balt C24/40, photographie d’archive

Un brevet du tsar

En 1912, RBVZ est devenue fournisseur de la cour de l’empereur Nicolas II et, comme le rappelle DARTZ, ses voitures ont pu dès lors porter l’aigle impérial russe. La même année, l’usine a commencé à livrer l’armée, qui a mis ses voitures à l’épreuve face aux meilleures marques étrangères. Le garage du tsar lui-même utilisait des Russo-Balt, dont une C24/40 équipée de la semi-chenille d’Adolphe Kégresse. À lire : l’histoire de Kégresse.

Victoires sur la route

Les Russo-Balt couraient aussi. En 1912, André Nágel a conduit une C24/55 de Saint-Pétersbourg à Monaco pour le Rallye de Monte-Carlo et est arrivé le premier ; le jury l’a classé neuvième, mais il a remporté le prix d’endurance. Il a aussi gravi le Vésuve en Russo-Balt, et les voitures ont couru le Grand Prix de Russie en 1913. À lire : l’histoire de Nágel.

La Russo-Balt C24/55 avec sa plaque de rallye de Monaco avant le départ du Rallye de Monte-Carlo 1912

À la guerre, et loin de Riga

L’usine a construit des voitures blindées, que DARTZ date de 1912, et des Russo-Balt blindées ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. À l’automne 1915, alors que les troupes allemandes approchaient de Riga, l’usine automobile a été évacuée vers l’est, à Fili, près de Moscou. Le chapitre de Riga était clos. À lire : ce qu’est devenue l’usine de Fili.

Une automitrailleuse Russo-Balt de 1916 à côté d’une voiture découverte, photographie d’archive

Ce qui subsiste

Il reste très peu de Russo-Balt. Une K12/20 se trouve au Musée polytechnique de Moscou, et une voiture de pompiers de 1912 sur châssis Type D au Musée de l’automobile de Riga. Le nom survit autrement : en 1988, l’arrière-petit-fils de l’un des actionnaires de l’usine a fait revivre son héritage à Riga, et a pris les premières lettres de Division Automobile de Riga pour le nom de son entreprise, DARTZ.

À propos de DARTZ

DARTZ est un carrossier de Riga qui construit des véhicules opulents sur mesure, blindés ou non, en séries strictement limitées. Il les appelle des BOND : Bespoke Opulent Noble Drives.

Son héritage remonte à l’Usine de wagons russo-balte (RBVZ), fondée à Riga en 1869, dont le département automobile a construit sa première voiture en 1909. Leonard F. Yankelovich a fait revivre cet héritage sous le nom DARTZ en 1988. Le groupe, DARTZ Grupa OÜ, est immatriculé à Tallinn, en Estonie.

Ses modèles Prombron’, de l’Iron Diamond et du Black Dragon au Black Shark, au Black Alligator et au Black Stallion, ont fait l’objet d’articles dans Top Gear, Forbes, Robb Report et Fox News, parmi bien d’autres.

Questions fréquentes

Qu’était la Russo-Balt ?

La voiture construite par l’Usine de wagons russo-balte, RBVZ, à Riga à partir de 1909, l’usine dont DARTZ revendique l’héritage.

Combien de Russo-Balt ont été construites ?

Environ 625 à l’usine de Riga entre 1909 et 1915.

Quelle a été la première Russo-Balt ?

La C24/30 de 1909, développée à partir de la Fondu belge sous la direction du concepteur suisse Julien Potterat.

Reste-t-il des Russo-Balt ?

Très peu. Une K12/20 se trouve au Musée polytechnique de Moscou, et une voiture de pompiers de 1912 sur châssis Type D au Musée de l’automobile de Riga.

Quel lien entre Russo-Balt et DARTZ ?

DARTZ a été fondé en 1988 par Leonard F. Yankelovich, arrière-petit-fils d’un actionnaire de RBVZ, pour faire revivre l’héritage de l’usine. Son nom commence par D.A.R., le premier nom du département automobile de l’usine.

L’opulence pare-balles depuis 1869

DARTZ vend en direct : ni concessionnaires, ni intermédiaires. Chaque demande est traitée en toute confidentialité.

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